À retenir
• Soleil garanti sans traverser le globe
• Ambiance estivale même en plein hiver
• Plages, désert, jungle ou lagon, selon les envies
• Accès facile depuis Paris et les grandes villes
• Un équilibre entre exotisme et confort haut de gamme
Le mois de décembre a ceci de particulier qu’il donne naissance à deux envies diamétralement opposées : celle de s’envelopper dans la magie hivernale et celle, plus viscérale encore, de fuir la grisaille. J’ai longtemps résisté à l’appel du soleil en fin d’année, pensant que c’était le moment du cocooning, des cheminées qui crépitent, des rues illuminées. Mais un jour, j’ai cédé à la tentation. J’ai pris un vol un matin glacial de décembre et, quelques heures plus tard, mes orteils s’enfonçaient dans un sable tiède, mon visage s’offrait au sel et à la lumière. Depuis, c’est devenu une tradition. Voici douze destinations solaires, chaleureuses, sensuelles, parfois inattendues, accessibles aisément depuis la France. Chaque lieu m’a laissé un souvenir incandescent.
Cap-Vert : l’élégance brute d’un archipel préservé
À moins de six heures de vol de Paris, l’archipel du Cap-Vert offre une alternative magistrale aux classiques canariens. Sur l’île de Sal, les plages s’étirent à l’infini dans une palette de beige doré, caressées par les vents d’alizé. Ce que j’ai aimé ici, c’est la simplicité assumée du luxe : un hôtel pieds dans l’eau, un cocktail au goût de gingembre, une musique créole qui glisse entre les palmiers. À Santo Antão, j’ai découvert une autre dimension, plus abrupte, plus verte, où l’on marche à flanc de montagnes escarpées. Une authenticité intacte, loin des foules.
Oman : la puissance du désert et l’élégance d’un sultanat
J’ai rarement connu un tel contraste. En quittant la fraîcheur humide de Paris, j’ai atterri dans un monde fait de sable, de silence, et de lumière brûlante. Oman, avec ses montagnes ocre et ses wadis turquoise, m’a saisie. C’est un pays de textures et d’arômes : encens, cardamome, pierre chauffée. J’ai dormi sous une tente de luxe dans le désert de Wahiba, le vent traçant sur les dunes des motifs hypnotiques. À Muscat, l’architecture évoque un orient feutré, raffiné. Chaque détail y semble pesé, poli, respectueux. Le luxe discret, tel que je l’aime.
Guadeloupe et Martinique : le charme caribéen à portée d’ailes
Il suffit de fermer les yeux pour y être. Le froissement des palmes, le parfum des mangues mûres, le murmure de la mer Caraïbe contre les rochers. J’ai longtemps préféré la Guadeloupe à sa voisine, pour la variété de ses paysages – plages, cascades, volcan. Mais la Martinique m’a prise par surprise. Plus intimiste, plus douce peut-être. En décembre, la saison sèche débute à peine. L’air est chaud mais léger, le soleil régulier. J’y ai vécu un réveillon les pieds dans le sable, un verre de rhum vieux à la main. Ce fut un instant suspendu.
Thaïlande : l’éveil des sens sous une lumière dorée
Il faut accepter le décalage, le vol long-courrier, le changement d’univers. Mais une fois les premières heures passées, tout devient fluide. La Thaïlande en décembre, c’est la promesse d’un été éternel. À Koh Lanta, j’ai trouvé la quiétude dans un resort discret, entre jungle et plage. À Bangkok, je me suis laissée emporter par la vie frénétique, avant de m’échapper vers les temples du Nord. La lumière ici a une densité particulière. Elle révèle les ors des pagodes, les soies éclatantes, la peau mordorée par le soleil. On y vit en technicolor.
Canaries : l’éternel printemps sous les alizés
Pour ceux qui souhaitent s’échapper sans changer de fuseau horaire, les îles Canaries offrent une alternative d’une efficacité redoutable. J’ai une tendresse particulière pour Lanzarote, que j’ai explorée en décembre, foulant les coulées de lave noire à la lumière dorée d’un soleil constant. À Tenerife, le contraste entre les plages et les forêts de lauriers crée une diversité inattendue. Le luxe ici se fait discret, souvent intégré à la nature. Une retraite précieuse à quelques heures de vol seulement.
Sénégal : douceur de l’Afrique de l’Ouest et accueil solaire
Mon arrivée à Dakar fut une immersion immédiate dans une énergie brute, chaleureuse. En décembre, le climat est idéal, sec, enveloppant. La presqu’île du Cap-Vert se pare de mille teintes, et la Petite Côte déroule ses plages paisibles jusqu’à La Somone. J’ai séjourné dans une maison d’hôtes tenue par un couple franco-sénégalais : cuisine sublime, hospitalité sincère, raffinement non ostentatoire. À Saint-Louis, j’ai retrouvé l’Afrique des photographes, des artistes, des ponts de fer et des silences ambrés.
Dubaï : extravagance maîtrisée et plaisirs hédonistes
Il y a quelque chose de fascinant à passer du cœur de l’hiver parisien à l’ultramoderne Dubaï. J’y suis allée en décembre, attirée par l’idée d’un luxe sans limites, d’un été perpétuel à portée de main. Le contraste entre les gratte-ciel vertigineux et les plages immaculées est saisissant. J’ai adoré le rooftop du Bulgari Hotel, où la lumière du soir embrase la ville. Une croisière dans la marina au coucher du soleil a complété cette expérience sensuelle, presque irréelle.
Égypte : lumière divine et héritage millénaire
En hiver, l’Égypte révèle toute sa majesté. J’ai choisi Louxor pour son atmosphère chargée de mystère, ses temples baignés d’une lumière diaphane, ses croisières sur le Nil d’un autre temps. Décembre y est doux, parfait pour les visites sans la chaleur accablante. Au Caire, j’ai logé dans un hôtel mythique surplombant le Nil, entre vestiges antiques et raffinement contemporain. Le contraste entre les pyramides et les spas de luxe m’a saisie. Le passé y dialogue avec le présent dans une élégance rare.
Jordanie : pierre rose et mer turquoise
Mon voyage en Jordanie fut une révélation. Décembre y offre un climat frais mais agréable, propice à l’exploration. J’ai marché dans Pétra au lever du jour, seule au monde ou presque, les pieds sur le sable encore froid. À Aqaba, la mer Rouge m’a offert un dernier bain de l’année dans une eau claire et tiède. Le pays conjugue aventure et confort avec subtilité. Les lodges du Wadi Rum sont d’une sobriété enchanteresse. Tout ici respire la paix, la beauté minérale, le silence.
Mexique : lumière sacrée sur les plages du Yucatán
Je me souviens encore du parfum du copal, de la chaleur moite des pierres de Tulum à midi. Le Yucatán en décembre est à son apogée. La mer des Caraïbes scintille, les cenotes sont frais, les hôtels de Playa del Carmen rivalisent de raffinement. J’ai passé une nuit dans une hacienda reconvertie, entre murs blancs et bougainvilliers. Chaque détail semblait pensé pour apaiser. La gastronomie, elle, réinvente les traditions dans une explosion de textures et de saveurs. Un voyage sensoriel total.
Réunion et Maurice : deux visages de l’océan Indien
Quand l’hiver griffe les vitres parisiennes, je rêve des couleurs franches de l’île de la Réunion. Son volcan, ses sentiers, ses marchés. Le mois de décembre y est synonyme de végétation exubérante. Puis vient Maurice, toute en douceur, en délicatesse. J’y ai retrouvé un art de vivre insulaire, entre plages cristallines et golf de légende. Dans les deux cas, j’ai trouvé une chaleur humaine, un raffinement sans ostentation, un appel à ralentir. C’est ici que l’année peut s’achever en beauté, et que l’on commence la suivante avec grâce.
Décembre n’est plus ce mois de torpeur et de brouillard. Il peut devenir un instant de lumière, une parenthèse de chaleur. Chacune de ces destinations a le pouvoir de transformer un hiver en été, sans renier l’exigence de confort et de beauté qui guide mes choix. Partir en décembre, c’est s’offrir une promesse : celle d’un ailleurs éclatant, apaisant, inoubliable.

Amoureuse et dénicheuses de lieux d’exception
